Lifestyle

Le vélo, c’est beau (et c’est moi qui le dis)

Cela fait maintenant trois ans que je me suis mise au vélo. Oui, au vélo.

Ça fait bizarre, une fille qui parle de mode et qui fait du vélo. D’emblée on pense au short tout sauf glam et valorisant qu’on met des heures à enfiler – euh, c’est fashion, ça ? Rassurez-vous, moi aussi ça m’a rebutée et il m’a fallu plus d’un fou rire avant de réussir à le porter. Mais maintenant que l’épreuve du feu est surmontée, je ne peux plus m’en passer.

J’ai commencé le vélo après avoir testé sans succès le sport en salle (trop narcissique) et la course à pied (trop mal aux genoux). Et comme c’était l’automne, j’ai opté pour des cours de spinning. Le spinning, c’est ce concept où, assise sur un vélo d’intérieur, tu te défoules complètement au rythme d’une musique entraînante.

Mon initiation était plutôt prometteuse : l’équipe était ultra-sympa, le cours ouvert à tous les niveaux, et les débuts pas trop durs non plus, à raison d’une session par semaine. Jusqu’au jour où le coach m’a proposé de participer au camp d’entraînement qu’il organise chaque année.

On m’avait vendu ce voyage comme une semaine de retraite pour se faire du bien. Imaginez un peu : sept jours dans le Sud de l’Espagne, un joli hôtel avec spa et piscine, à deux pas de la mer, face à des paysages incroyables… ah bon , il y a aussi 500 km à faire à vélo ? Easy ! Enfin, ça, c’est ce que je m’étais dit au moment d’accepter, les yeux fermés, pensant déjà à toutes les tenues estivales que j’allais pouvoir emporter, aux apéros au soleil et aux rigolades entre amis.

A mon arrivée, j’ai vite compris que le coach avait une autre vision des choses. 7 h 30, réveil et préparation, 8 h, petit-déjeuner. Autant dire qu’il fallait faire l’impasse sur ma longue douche et ma séance brushing (à quoi bon, on porte un casque…). 9 h, rendez-vous dans la cour et départ. 12 h, pause lunch après 60 km environ. Et attention, pas de restaurant, juste un sandwich avalé à toute vitesse avant de repartir. 17 h, arrivée à l’hôtel après avoir galéré pendant plus de 100 km. 18 h 30 : apéro puis dîner, et on oublie le verre de vin – un sportif, un vrai, ça ne boit pas. Pfff, quel retour sur terre ! Au bout du premier soir seulement, je me suis demandée ce que je faisais là. Et encore une semaine à tenir à ce rythme-là…

Eh bien les filles, malgré la douleur, les kilomètres, la chaleur et les larmes, je dois vous avouer une chose : après sept jours sur place, cinq jours de vélo et un jour de repos (où j’ai compensé en faisant du shopping, faut pas pousser quand même !), j’ai finalement survécu à cette semaine d’entraînement. Même plus, j’avais le sentiment d’être comme Rocky Balboa !

Du coup, je me suis réinscrite pour le camp l’année suivante. J’ai finalement adoré prendre ce temps pour moi. Et croyez-moi, il n’y a rien de plus fashion que de se sentir bien dans son corps et son esprit…

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